2007 / 2011 – Rétrospective d’une crise au long cours

Depuis la révélation des « subprimes », pas un jour n’a passé sans que nous n’entendions parler de « la crise ». De spectre elle est devenue réalité totale, puis s’est redissimulée derrière quelques chiffres encourageants comme une épée de Damoclès. Après les longues discussions relatives aux montants réellement concernés par les investissements toxiques des banques durant la crise financière, c’est la durée de la crise économique en découlant qui fut l’objet de polémiques. Selon les pronostics les plus optimistes du moment, elle aurait pu être jugulée début 2010. Des débats d’experts ont traité de savoir s’il s’agira d’une crise « en L » (chute forte puis stabilisation à des niveaux très bas de performance économique) « en V » (chute forte suivie d’un rebond aussi puissant), ou « en W » (chute, rebond et chute à nouveau) traduisant l’incertitude qui domine. Le modèle classique du cycle économique qui veut qu’un enchaînement prévisible s’opère en quatre phases (sommet, ralentissement, creux et expansion) avec, à chaque phase, un comportement spécifique des indicateurs économiques, est ainsi mis à mal.

Aussi, contrairement à la logique habituelle de cycle qui veut que nous traversions une crise tous les sept ans environ, pour une durée de six mois à un an avant de retrouver le chemin de la reprise, de multiples éléments indiquent que malgré quelques fragiles signes de reprise après plusieurs années de ralentissement, la crise économique est encore cachée derrière de multiples signes d’une crise plus profonde, dont elle n’est qu’un des indicateurs. Une crise globale liée à une transformation de nos sociétés mondialisées. Ainsi, Hugues de Jouvenel, directeur général de Futuribles International considère que nous traversons une « transition entre un monde qui n’en finit pas de mourir et un autre qui n’en finit pas de naître », la crise économique révélant tel un « précipité » notre déficit d’adaptation depuis 20 à 30 ans à l’évolution mondiale.

  • Une crise symptomatique de la limite de nos modèles économiques (1)
  • Une crise révélatrice de nouveaux enjeux pour les dirigeants (2)
  • Une crise multidimensionnelle (3)
  • Une crise génératrice de nouveaux comportements pour les clients et les salariés (4)
  • Conjuguer les paradoxes et introduire de nouvelles logiques de rupture (5)

Jean-Denis CUVELIER

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s