Startup Insiders – Octave veut répondre aux besoins de près de 5 millions de malentendants

Comment appliquer à l’audition le concept des lunettes-loupes ? C’est très simple : avec Octave, SONALTO vient de lancer un assistant d’écoute pour compenser de légères gênes auditives. Le pendant des lunettes-loupes pour les déficiences visuelles.

Genèse d’une success story

Mars 2009, le projet SONALTO – une équipe de quatre personnes épaulée par le « Réseau Entreprendre » – est lancé autour d’une idée d’un médecin ORL qui se penche depuis plusieurs années sur la presbyacousie. En d’autres termes, la presbytie acoustique, qui se traduit par une baisse naturelle de l’audition liée à l’âge. Une gêne auditive qui  apparaît sans manifestation clinique audiométrique particulière, un délai de dix ans pouvant s’écouler entre le début de la presbyacousie clinique et sa traduction audiométrique.

Mais avant d’attendre un déficit de trente décibels de l’audition pour proposer au patient une prothèse auditive classique, il existe des stades intermédiaires pour lesquels la baisse auditive ne fait l’objet d’aucune solution alors même que 80% des 6 millions de malentendants en France sont atteints de presbyacousie.

C’est de ce constat que naît l’idée d’Octave, un assistant d’écoute préréglé pour répondre aux premières gênes de l’audition qui peuvent se traduire par divers signes assez classiques : difficulté à suivre une conversation au milieu de plusieurs voix, besoin de faire répéter ou de faire hausser le niveau sonore de son entourage.

Un constat, mais également une volonté de changer la perception négative de la correction auditive, motif de dévalorisation d’image et de distance sociale. Tout l’opposé des lunettes qui, de simple instrument de correction visuelle, sont devenues un ustensile de mode très prisé.

SONALTO allie ainsi astucieusement utilité sociale et réponse à un besoin du marché.

Un nouveau type d’aide auditive

Prêt à l’emploi, à l’instar des lunettes-loupes, Octave fonctionne immédiatement, sans réglage. Simple d’utilisation, il propose deux programmes d’amplification de 11 et 20 décibels, sélectionnés sur simple pression d’un bouton. Performant, il repose sur une technologie de traitement numérique multi-canal pour un son haute définition. Discret et confortable, son port est presque invisible. Très accessible : 299 € TTC, soit 6 fois moins qu’une prothèse auditive classique.

Après 8 mois de tests cliniques et 12 mois de test commercial dans 12 pharmacies, Octave est lancé depuis Janvier 2011 auprès d’un réseau de distribution constitué de 1.200 pharmacies qui l’ont déjà référencé.

Avec un chiffre d’affaires qui devrait atteindre près de 1 million € pour son premier exercice, SONALTO s’est fixé des objectifs 2015 à la mesure de ses ambitions : devenir la marque de références d’assistant d’écoute pour le grand public et la communauté médicale, être présent dans plus de 10.000 pharmacies, vendre plus de 80.000 Octave par an pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 13 millions € dégageant un résultat d’exploitation de 3,6 millions €.

De belles performances prévisionnelles pour un besoin de financement de l’ordre de 500 K€ :

  • un « ticket » tout à fait raisonnable pour assurer le développement d’une véritable innovation dans la prise en charge d’une pathologie qui pourrait bien se développer à la faveur de la sollicitation excessive de notre audition par des terminaux numériques en tout genre ;
  • un investissement financier à part entière dans une stratégie d’investissement diversifiée.

Un actif financier à part entière

En effet, au moment où tous les actifs financiers évoluent désormais dans un contexte incertain fait de dépréciation, de volatilité et de montée des risques, il n’est pas surprenant que des investisseurs en viennent à considérer des startups innovantes comme constituant une nouvelle classe d’actifs financiers finalement assez sécurisés.

Une startup dotée de fondamentaux robustes et prometteurs est un véhicule d’investissement à part entière pour des investisseurs cherchant à combiner quatre facteurs de plus en plus difficiles à maîtriser : diversification de leurs avoirs, lissage de leurs risques, retour sur investissement conséquents (multiples attendus de 2 à 3 en moyenne) et suivi direct de leur investissement. Avec en prime une contribution au renforcement du tissu industriel et commercial.

C’est bien dans cette logique que s’inscrit le Harvard Business School Business Angels de Paris, un acteur clé – avec le HBS BA’s de Californie du Nord, son homologue de la Silicon Valley – du réseau mondial d’investisseurs en cours de constitution (12 « Chapters » crées en 2011 : Northern California, New York, Boston, Chicago, Austin, China, Japan, Brazil, India, London, Africa, Southern California).

Des investisseurs – pour la plupart anciens d’Harvard – qui disposent désormais d’un « deal flow » mondial dont l’objectif, à terme, est de capter, sur tous les continents, les startups porteuses des technologies et des savoir-faire les plus prometteurs, pour en assurer le financement et la croissance dans les meilleures conditions.

Gilles BOUCHARD

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