Startup Insiders – ABCell-Bio

ABCell-Bio est une startup positionnée sur la recherche in vitro et la thérapie cellulaire. Son domaine d’excellence : contribuer au remplacement des cellules malades par des cellules « neuves » pour réparer un tissu ou un organe altéré par un accident, une pathologie ou un vieillissement. Un marché Européen en croissance de 50% par an.

Ce marché, c’est celui des milieux de culture et des cellules.

Pour faire simple, les milieux de culture sont des supports (eau, minéraux, etc.) qui permettent notamment la culture de cellules en leur fournissant les composants dont elles ont besoin pour se multiplier.

Deux segments qui devraient représenter 120 millions € en 2014 : les prémices d’une expansion considérable à terme.

Deux segments que la vision et le modèle d’ABCell-Bio exploitent avec une grande cohérence s’agissant de mettre  la biologie au service de l’éthique pour développer la médecine régénérative.

Mettre  la biologie au service de l’éthique

Petit éclairage sur la dimension éthique du problème :

18.000 maladies seraient  recensées à ce jour, dont seulement  6.000 sont traitées et 2.000 guéries (source Organisation Mondiale de la Santé). La recherche de nouveaux médicaments et de nouvelles thérapies a donc un chemin encore très long à parcourir.

Mais pour avancer, la recherche biomédicale utilise quelque 12,1 millions d’animaux dont 77,5% de rongeurs (statistiques Europe)  à des fins scientifiques ou expérimentales. C’est dire que l’utilisation des animaux est prédominante : « Les cultures de cellules comme les modèles mathématiques ne fournissent qu’une réponse limitée et ne peuvent en aucun cas remplacer un être vivant qui est un ensemble beaucoup plus complexe ». Par ailleurs, aucune expérimentation directe n’est réalisée chez l’homme sans disposer au préalable d’informations obtenues chez l’animal (l’élaboration d’un vaccin contre le SIDA en est un bon exemple).

Alors, comment, dans un tel contexte, concilier des préoccupations aussi diverses que contradictoires : espoirs grandissants dans la recherche médicale et la guérison des maladies, respect du bien-être animal, impératifs de la recherche et contraintes économiques ?

Comment faire en sorte que les biologistes cellulaires puissent conduire leurs recherches sur la base de milieux de cultures et de cellules exemptes de composants d’origine animale tels que le sérum de veau fœtal et plus proches des cellules de l’organisme vivant ?

C’est cette équation que ABCell-Bio a décidé de résoudre très astucieusement en combinant trois objectifs majeurs :

  • Supprimer le recours à l’expérimentation animale tout en permettant à l’industrie pharmaceutique de tester in vitro (c’est-à-dire en dehors de l’organisme), médicaments ou dispositifs thérapeutiques, préalablement aux essais cliniques ;
  • Raccourcir de façon induite les délais et les coûts de mise au point des médicaments ;
  • Permettre le développement de la thérapie cellulaire en routine hospitalière.

En d’autres termes, contribuer à une avancée majeure de la médecine régénérative.

Contribuer à une avancée majeure de la médecine régénérative

Autant d’objectifs qui font des produits de ABCell-Bio une réponse adaptée aux besoins des biologistes cellulaires et des cliniciens dans trois domaines :

  • Le processus de création et de renouvellement des cellules sanguines, que l’on appelle l’hématopoïèse (terme dérivé des hématocytes ou cellules sanguines) ;
  • La biologie vasculaire, qui touche, par exemple, à la compréhension de l’athérosclérose et de ses complications, l’athérosclérose consistant en un dépôt d’une plaque de lipides (athérome) sur la paroi des artères, entraînant par la suite sa lésion (sclérose) ;
  • La régénération tissulaire, c’est-à-dire notamment le traitement des brûlures cutanées, la régénération osseuse et carthilagineuse ou la réparation du système vasculaire.

Trois domaines auxquels s’appliquent les deux familles de produits de ABCell-Bio :

  • Des milieux de culture sans sérum ni protéines animales (le sérum est le liquide surnageant obtenu après la coagulation du sang dans un tube) ;
  • Des cellules et des modèles cellulaires cultivés dans des milieux de culture pharmaceutiques, également exempts de tout sérum ou protéine animale.

C’est bien cette combinaison, unique sur le marché, de deux  expertises complémentaires (cellules et milieux de culture) – sans recours à l’expérimentation animale – qui fait d’ABCell-Bio une startup d’excellence.

Une startup d’excellence

Il s’agit là d’un atout concurrentiel majeur, d’ores et déjà reconnu par de grands industriels tels que Sanofi, L’Oréal ou l’Etablissement Français du Sang, pour n’en citer que quelques uns.

Mais ce n’est pas le seul. AbCell-Bio réunit, en effet, une équipe d’exception.

« L’anti startup » selon certains clichés traditionnels et réducteurs.

100 ans d’expérience à quatre, chacun à la pointe de son domaine. Une équipe comme l’on en rencontre rarement à ce niveau d’expertises et de complémentarités.

Le Président, 57 ans, une double expertise grands groupes/startups, 20 ans d’expérience à haut niveau en gestion et en marketing dans l’industrie pharmaceutique, deux succès dans la création de deux sociétés innovantes.

Le Directeur de la R&D, 45 ans, plus de 10 ans d’expérience dans l’élaboration et la production de milieux de culture pour la culture de cellules souches humaines adultes, avec la mise au point notamment de 3 milieux spécifiques sans sérum.

Le Président du Conseil scientifique, 55 ans, Directeur de Recherche au CNRS, directeur d’une unité INSERM sur les cellules souches dans un hôpital de premier ordre, chercheur renommé et spécialiste de la biologie vasculaire et des cellules souches endothéliales (cellules constituant le revêtement interne du cœur et des vaisseaux), ayant de surcroît une grande expérience des petites et moyennes entreprises de biotechnologie.

Le Président du Comité de contrôle, 71 ans, Chimie organique et Biologie, HEC, HARVARD, plus de 40 ans d’expérience en management, marketing et vente de produits chimiques et biologiques.

Tout ce qu’il faut pour dépasser les 8% de part du marché européen en 2014, avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 10,7 millions € et un résultat d’exploitation après IS de 2,3 millions € ; le point d’équilibre devant être atteint fin 2012.

Pour y parvenir, ABCell-Bio a pour objectif de lever 1 million €, dont 400 K€ en emprunts aidés.

600 K€ seront consacrés à la production industrielle et au référencement clinique et 400 K€ au commercial et à la distribution.

La sortie des investisseurs est prévue en 2015-2017 au-travers de la vente à une entreprise engagée dans le domaine de la Pharmacologie ou de la Thérapie cellulaire.

Beau programme pour une startup qui réunit trois ingrédients majeurs du succès : une équipe hors-pair, un positionnement unique et une stratégie claire et bien balisée.

Un bel exemple à méditer à l’heure où l’on parle beaucoup de politique industrielle.

Comme le souligne très justement le Centre d’analyse stratégique dans une récente note d’analyse , « la comparaison internationale révèle que les principaux pays comparables ne se distinguent guère par les grands domaines prioritaires (biomédical, nanotechnologies, économie numérique, etc.) qu’ils ont choisi de promouvoir. Ils se différencient davantage par la manière dont, à un niveau plus fin, ils organisent concrètement la sélection des projets innovants, en fonction des caractéristiques et besoins spécifiques de leurs systèmes d’innovation ».

Et à un niveau encore plus fin, il semblerait utile de se mettre à l’écoute et d’intégrer davantage dans la conduite de notre politique industrielle les acteurs de terrain du capital investissement. Et tout particulièrement les Business Angels dont la double vocation de catalyseurs de l’innovation et de promoteurs du tissu industriel est trop souvent ignorée.

Gilles Bouchard

Harvard Angels France

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