Is Growth More Important Than Profits?

Is Growth More Important Than Profits?

As an entrepreneur, you are always making the trade-off between growing your top line or maximizing your bottom line profit. So which is more important when it comes to the value of your company?

Source: www.inc.com

Is Growth More Important Than Profits? http://sco.lt/...

2007 / 2011 – Une crise symptomatique de la limite de nos modèles économiques (1)

De nombreux experts ont fait état d’analyses qui vont dans le même sens. Ainsi, pour la question du « comment en est-on arrivé là ? ».

–     La crise a été révélée avec celle des subprimes ; cette dernière a entraîné celle de la titrisation, qui elle-même a débouché sur une crise de confiance entre les banques, avec des conséquences sur les ventes de titres (baisse des bourses) et sur les besoins de financement (augmentation des taux interbancaires et baisse des taux d’état). Mais, la crise larvait déjà avant cela.

–     Ainsi la croissance totalement hallucinante des prix de l’immobilier, et la bulle Internet ont provoqué un excès de liquidités sur le marché.

–     L’interventionnisme de la banque centrale américaine, qui dans le but de doper la croissance, et en baissant les taux sans considérer les excès du monde financier et de ses liquidités, a contribué à une logique d’accélération des crises et des reprises économiques.

–     Ajouté aux excès de liquidités et aux bas taux d’intérêt américains, l’impact des taux de change, très bas également, de certaines devises.

–     Une évolution des décisions allant vers plus de risques : les « ninja (« no income no job ») loans » ou l’annulation dans les années 80 de la loi de 1929 interdisant le cumul des banques commerciales et d’investissement) a contribué à alimenter le « toujours plus », malgré le fait que « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ».

–     La virtualité des marchés financiers (avec 50 trillons de $ en actifs, 60 trillons en dettes, et 300 trillons en produits dérivés en 2006, et près de 1.000 trillons $ en 2011 !) qui a rajouté à la tendance de prise de risque.

Le diagnostic tiré de ces différents points semble partagé par la plupart des spécialistes.

–     Le caractère essentiel de la confiance dans l’économie

–     L’importance du temps dans la réalisation des profits.

–     La prévisibilité de la crise et donc l’intérêt du « bon sens » dans l’économie.

–     La nécessité de changer de business model, avec des spécificités et des atouts pour la France

–     Ainsi, en allant au bout de ces idées, les profits ne peuvent tout justifier

Le choc est si puissant que la question d’une nouvelle réglementation mondiale du type Bretton Woods a été posée et pourrait redevenir un sujet d’actualité, tant notre système économique interdépendant semble déstabilisé (notamment en Europe avec les difficultés mises au jour en Grèce, Irlande, Portugal, Espagne…).

Jean-Denis CUVELIER